
Votre chien vous appelle désormais “camarade”, considère que vos croquettes devraient appartenir à tout le monde et pense que posséder deux coussins constitue déjà une concentration excessive des richesses ? Il est peut-être temps de regarder la vérité en face : votre chien est communiste.
Avant qu’il ne collectivise votre canapé ou qu’il ne transforme votre appartement en république populaire canine, voici les signes qui doivent vous mettre la puce à l’oreille.
5 signes que votre chien est communiste
Tous les chiens aiment profiter du travail des autres. Mais certains en font une doctrine politique.
1. Il rêve d’une moustache révolutionnaire
Depuis quelques semaines, votre chien tente de faire pousser une moustache historique.
Malheureusement, le résultat ressemble davantage à une tache de pâtée mal essuyée qu’à une figure emblématique de la révolution.
Cela ne l’empêche pas de poser fièrement pour ses portraits officiels.
2. Il a supprimé la notion de propriété
Votre lit ?
Notre lit.
Votre canapé ?
Notre canapé.
Vos croquettes ?
Les croquettes du peuple.
En revanche, lorsqu’un autre chien s’approche de sa place préférée près du radiateur, la collectivisation s’arrête brusquement.
3. Il redistribue les richesses... à lui-même
Votre chien prétend lutter contre les inégalités.
Pourtant, lorsqu’il récupère des ressources, celles-ci finissent invariablement dans son estomac.
Le peuple concerné par ses redistributions semble toujours composé d’un seul individu.
Et cet individu lui ressemble énormément.
4. Il a créé un syndicat canin
Votre salon est devenu le quartier général du Syndicat National des Chiens Sous-Nourris.
Les revendications sont simples :
- double ration de pâtée ;
- augmentation des friandises ;
- généralisation des coussins chauffants ;
- suppression des rendez-vous chez le vétérinaire.
Les négociations sont tendues.
5. Vous êtes officiellement un bourgeois
Depuis que votre salaire a légèrement augmenté, votre chien vous regarde avec méfiance.
Il utilise des expressions comme :
“élite domestique”
ou
“possédant des moyens de production de croquettes”.
Vous avez pourtant simplement acheté un nouveau plaid.
Comment réagir face à un chien communiste ?
La situation est sérieuse, mais pas désespérée.
Initiez-le à l’entrepreneuriat
Proposez-lui de créer une entreprise.
Quelques semaines à gérer des clients, des stocks et des factures pourraient lui faire découvrir des concepts qu’il critiquait jusque-là avec beaucoup d’assurance.
Ou alors il exploitera immédiatement les autres chiens.
C’est difficile à prévoir.
Bureaucratisez son coin de jardin
Déclarez son coin de jardin propriété collective.
Désormais, chaque utilisation nécessitera :
- un formulaire de demande ;
- une validation administrative ;
- et un délai de traitement de plusieurs jours.
Il découvrira rapidement les joies de la planification centralisée.
Offrez-lui une immersion révolutionnaire
Votre chien adore les slogans, les affiches et les grands discours.
Confrontez-le à une expérience un peu plus concrète : pénuries de thon, attente pour les croquettes et rationnement des friandises.
Son enthousiasme pourrait légèrement diminuer.
Déclenchez votre propre mouvement social
Cessez temporairement la distribution de nourriture.
Déposez des tracts dans toute la maison expliquant que les travailleurs humains dénoncent leurs conditions d’existence.
Pour la première fois, votre chien comprendra peut-être ce que ressent un patron face à une grève.
Conclusion : révolutionnaire ou simple internaute ?
Pendant un instant, vous avez douté.
Après tout, votre chien passe son temps à critiquer les milliardaires, les générations précédentes et tous ceux qui ne partagent pas son opinion.
Peut-être n’était-il pas communiste.
Peut-être était-il simplement très actif sur internet.
Puis vous l’avez surpris en train de haranguer les pigeons du quartier, perché sur une poubelle renversée, avec une énergie révolutionnaire difficile à ignorer.
À cet instant, le diagnostic est devenu évident.
Votre chien ne veut pas seulement plus de croquettes.
Il veut changer le monde.
Heureusement pour vous, il dort dix-sept heures par jour.
La révolution peut donc attendre un peu.
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